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Etudes et conseils en Environnement, Géologie et Hydrogéologie - Diagnostics sites et sols pollués - Réhabilitation de sites - DIASTRATA Géosciences et Environnement au service des industriels et des collectivités

Sites et sols (potentiellement) pollués
Diagnostic de pollution - Evaluation des risques sanitaires

Nos prestations sont conformes aux normes NF X 31-620 (version révisée 2011) "qualité du sol, prestations de service relatives aux sites et sols pollués [études ingénierie réhabilitation de sites pollués - travaux de dépollution].

Le diagnostic de pollution d'un site consiste à déterminer :
  • les sources de pollutions
    citernes, cuves, canalisations, aires de stockage/entreposage (fûts, bidons, sacs...), déversements accidentels ou chroniques, déchets enfouis, sols pollués, etc.
  • les modes de transfert de ces pollutions. Les vecteurs possibles sont :
    les eaux de surfaces, les eaux souterraines, l'air (dissémination par les vents)
  • les cibles menacées ou atteintes par ces pollutions
    êtres humains, faune, flore

Un diagnostic de pollution des sols peut s'effectuer dans diverses situations, notamment :
  • dans le cadre d'une demande administrative (cas des Installations Classées pour la Protection de l'Environnement [I.C.P.E.] : anciennes procédures de diagnostic initial, ESR et EDR remplacées par la nouvelle méthodologie mise en place en 2007 par le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable),
  • lors de la cessation d'activités d'une I.C.P.E.,
  • dans le cadre d'une démarche volontaire de l'exploitant (par exemples : effectuer un état initial avant installation d'un nouveau site, ou d'un nouveau process dans un site existant ; contrôler la qualité des sols après un déversement accidentel, un incendie, etc.),
  • lors de la cession / acquisition d'un site : la connaissance du passif environnemental est un préalable indispensable pour intégrer son coût lors de la transaction, pour s'assurer de la faisabilité d'un projet d'aménagement (y-a-t-il conformité entre l'état des milieux et les usages projetés ?).

Les nouveaux outils méthodologiques français de prévention et de gestion des pollutions sont encadrés par les textes de février 2007. Ils proposent deux démarches de gestion des risques :
  • l'Interprétation de l'Etat des Milieux (I.E.M.)
  • le Plan de Gestion (PG).

Ainsi, pour les milieux découverts pollués alors que les usages sont déjà fixés, on aura recours à la démarche de l'Interprétation de l'Etat des Milieux. Celle-ci est fondée sur des investigations de terrain réalisées sur le(s) milieu(x) adapté(s) au contexte étudié (sols, eaux souterraines et superficielles, air souterrain et ambiant). Les résultats d'analyses permettent de définir l'état des milieux par comparaison :
  • soit à l'état initial de l'environnement lorsqu'il est connu,
  • soit à l'état des milieux naturels voisins du site (cas des sols),
  • soit aux valeurs de gestion réglementaires existantes (cas de l'eau et de l'air [valeurs autorisées de rejet dans le milieu ambiant]).
A défaut de valeurs de comparaison, on aura recours à une Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires (E.Q.R.S.).

Lorsque la situation permet d'agir aussi bien sur l'état du site que sur les usages, on proposera un Plan de Gestion (P.G.).

La démarche d'E.Q.R.S. est réalisée lorsque des sources de pollution sont susceptibles de menacer la santé de la population. L'E.Q.R.S. entre dans le cadre de ces deux démarches de gestion des risques : à la fois dans l'I.E.M. et dans le Plan de Gestion (phase d'Analyse des Risques Résiduels A.R.R.).

Dans le cadre de l'I.E.M., le calcul de risque va permettre de ranger une substance pour un scénario donné parmi 3 catégories :
  • celle où l'état des milieux est compatible avec les usages constatés,
  • celle située dans une zone d'incertitude nécessitant une réflexion plus approfondie de la situation avant de s'engager dans un plan de gestion,
  • celle où l'état des milieux n'est pas compatible avec les usages, ce qui nécessite un plan de gestion.
Cette classification permettra de définir les actions à engager sur les milieux et sur les usages.

Dans le cadre du Plan de Gestion, en phase d'Analyse des Risques Résiduels, le calcul de risque a pour objectif de vérifier que les expositions résiduelles sont acceptables, et ainsi de valider le Plan de Gestion.

DIASTRATA réalise les diagnostics de pollution en suivant ces recommandations et en adaptant les moyens d'étude et d'investigations à mettre en oeuvre à la situation rencontrée. La démarche est itérative : la première approche ne vise qu'à la détection d'une pollution éventuelle et peut déboucher sur un constat de non pollution, ou sur des recommandations de mesures de correction légères. Ce n'est qu'en cas de découverte de contaminations significatives que va s'engager une procédure plus lourde.


  1. Diagnostic

    • Toute évaluation commence par la réalisation d'un premier diagnostic du site (diagnostic initial). Celui-ci a pour but de définir l'état de pollution des sols en replaçant le site dans son contexte environnemental. Ce diagnostic doit conduire à l'identification des foyers de pollution, mais il n'a pas vocation d'emblée à leur dimensionnement (démarche progressive). Il comporte deux étapes :


      • Etude historique et documentaire
        • historique des activités s'étant succédées sur le site,
        • étude documentaire (contextes géologique, hydrogéologique, topographique, hydrographique, environnemental, anthropique...),
        • inventaire des produits / matériaux potentiellement polluants utilisés, fabriqués ou ayant transité sur le site au cours de son histoire,
        • interrogation des organismes, administrations et représentations locales de l'état (par exemple : DRIRE, DIREN, DDASS, DDAF, VNF, Agence de bassin, banque des données du sous-sol Infoterre, BASIAS, BASOL, Mairie, Archives départementales, etc.),
        • visite détaillée des installations et inventaire des sources de pollution potentielles,
        • étude des modes de transfert, étude de vulnérabilité (source / transfert / cible),
        • en cas de constat d'impact, établissement d'un premier schéma conceptuel si les données acquises le permettent (sera complété après les investigations de terrain)
      • Investigations de terrain
        Les investigations se font par contrôles directs (forages, fouilles à la pelle mécanique, piézomètres) ou indirects (géophysique...). Des prélèvements ciblés de sols et d'eau sont soumis à une palette d'analyses dont les paramètres sont déterminés en fonction des informations de l'étude historique.
    • Les informations acquises sont mises en cohérence et synthétisées (I.E.M.). Un schéma conceptuel est établi (ou complété) visant à montrer les possibilités de transfert d'un ou plusieurs types de pollution reconnus sur le site vers le milieu extérieur et susceptible d'affecter in fine des cibles identifiées (humaine, animales, végétales). Les modalités de ce transfert sont détaillées. Les résultats d'analyses d'eau sont confrontés aux seuils fixés par la législation pour les rejets d'effluents. Pour les sols, les concentrations en composés minéraux et métalliques sont comparés au cadre géochimique local et/ou confrontées à un blanc (analyse d'un échantillon prélevé dans les mêmes terrains, mais hors zone susceptible d'être polluée).

    • A ce stade, on peut conclure sur l'existence ou non d'une pollution significative du site. Si les atteintes environnementales sont modestes et bien cernées, des préconisations de nettoyage / dépollution peuvent être faites sans qu'il soit nécessaire d'engager un plan de gestion. Si les données sont incomplètes, un diagnostic plus approfondi devra être lancé. La démarche est itérative jusqu'à ce que toutes les données nécessaires soient acquises et les incertitudes levées. L'E.Q.R.S. n'est pas sytématiquement nécessaire : sa mise en oeuvre doit répondre à une question précise qui n'aurait pas trouvé de réponse lors des étapes antérieures de diagnostic.
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  2. Diagnostic de pollution dans le cadre de cession / acquisition - due diligence

    • Dans le cadre de cession / acquisition, ou plus généralement en matière de due diligence, la connaissance précise du passif environnemental du site et de son coût est un préalable nécessaire à sécuriser toute transaction.

      DIASTRATA réalise l'audit de pollution en suivant la procédure détaillée précédemment. L'ampleur de l'étude et des investigations est adaptée à la taille et aux caractéristiques du site, à la diversité des activités qui y ont été conduites au cours de son histoire et aux usages futurs prévus.

      • Ce diagnostic doit comporter un historique, même succinct, qui doit conduire à connaître les polluants potentiels devant être recherchés.
      • Les investigations doivent être implantées de façon argumentée, et être faites suivant une densité adaptée au site. Un seul prélèvement fait au hasard, même sur un site de petite taille, ne saurait être représentatif.
      • Ce diagnostic doit être réalisé par des intervenants formés aux géosciences et aux sciences environnementales.
      • Les bureaux d'études sont soumis à une obligation de moyens et non de résultats en raison de la part d'incertitude qui affecte toute étude. L'engagement de DIASTRATA est de réduire cette incertitude à un seuil admissible. Etant donné que le diagnostic n'engage devant les autorités que celui qui le commande, le commanditaire a donc tout intérêt à s'attacher les services de professionnels compétents. Dans cette logique, le diagnostic est à considérer comme un investissement et non une charge.
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  3. Evaluation des Risques Sanitaires (E.R.S.)

    • De manière générale, la démarche d'évaluation des risques sanitaires se compose de 4 étapes :
      • Identification des dangers
      • Définition des relations dose-réponse ou dose-effet (VTR)
      • Estimation des expositions
      • Caractérisation des risques sanitaires

      Le calcul de risque sanitaire (E.Q.R.S.) nécessite de disposer d'une caractérisation précise des substances toxiques (nature, quantité, comportement, ...) et des conditions d'exposition de la population aux substances concernées. Pour cela, les campagnes de mesures doivent être conçues au regard des enjeux sanitaires et environnementaux et de façon spécifique au problème posé. Ces campagnes doivent être menées en respectant les règles de l'art et les recommandations existantes afin de fournir des informations pertinentes.
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